EMONET Conference 2022 – Lancaster University

#EMONET

🌀 An awesome and insightful Conference at Lancaster University (UK) with tremendous colleagues from all around the world!

✅ EMONET is a network of affective and emotion researchers that aims to target the workplace…✴️

That was an honor to present my article:
⚙️ A counterbalance to supervisors’ abusive feedback: When employees’ strategic emotional intelligence dampens revenge without triggering off forgiveness intentions.

📖 This study aims to improve our knowledge of leaders’ abusive supervision (AS), becoming more severe and costly with numerous unethical and harmful consequences. Since AS behaviors severely influence employees’ emotional experience, they often trigger negative affects and understudied high-activated feelings and consequent employees’ behavioral responses. However, extant research on AS and Emotional Intelligence (EI) as specific abilities is inconclusive on any EI moderation causality and whether its strategic sub-domain (regulation and understanding) may help cope with AS experience. Hence, we examine a model that specifies the association between AS experience and revenge/ forgiveness via the core affect (valence and activation). In a between-person scenario-based experiment (N = 366, in two groups: AS and control), we studied employees’ EI abilities as a moderator. This study demonstrated (a) a positive association between AS experience and revenge (thoughts and behaviors), (b) a negative association between AS and forgiveness (thoughts and behaviors), and (c) EI as first and second stage moderator. In addition, we found that high-EI people expressed less revenge and, in an unexpected way, fewer forgiveness intentions. Our work generates challenging knowledge of EI and its organizational impacts. Furthermore, we discuss limitations and further research.

Thank you so much to the remarkable trio Ashlea TrothNeal M. Ashkanasy, and Ronald H Humphrey/FS/VCU.

Kudos to Audrey Y. L. Teh and all my colleagues 👍☀️
Rebecca DickasonAnthony BirdJungwon Andie LeeCristian VasquezJanine RobertsPetra Sofia HornakovaQiu WangDr Ann ParkinsonLidiia PletnevaLinna SaiKirsi (Costi) SnellmanRosalind SearleSunita SahBenjamin Apelojg

http://www.emotionsnet.org/conferences/emonet-xiii/

EMONET 2022 Commitee
EMONET 2022 Commitee

Program (PDF format): EMONET-XIII-PROGRAM

#EmotionalIntelligence #AbusiveSupervision #Ambivalence

Les menaces sur le cycle de l’eau douce… 🌀🙃

#Water #Droughts

Un moment de délicatesse pédagogique et de grande intelligence ce vendredi 6 mai sur France Inter avec Emma Haziza, hydrologue, fondatrice de Mayane (centre de recherches appliquées dédié à l’adaptation climatique).

Si vous ne comprenez pas encore bien l’eau, son cycle et notre interdépendance, réécoutez !

–> interview 

J’en parlais ici déjà avec les sécheresses qui sont déjà présentes en France et qui sont en extension partout dans le monde…

–> Article Blog DHM

Les menaces sur le cycle de l’eau douce…

Et, le problème est dans notre alimentation et nos modes de vie…
A chaque fois qu’on consomme on utilise des ressources et de l’eau.

Soyons ce changement 😉🙏🌀

Emma Haziza, hydrologue : "Tout ce qui se passe dans nos vies se retrouve  dans nos rivières"

Ne pas perdre Espoir… et s’indigner pour transformer 💡✅🌀

#Affects

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du groupe de travail I du GIEC, nous rappelle dans une interview pour le CNRS :

 

“Une récente étude allemande montre d’ailleurs que l’on retrouve souvent des caractéristiques communes chez les climatosceptiques, comme une idéologie d’extrême-droite, un genre masculin, et une difficulté à gérer des émotions désagréables liées à un sentiment de responsabilité personnelle ou de culpabilité, ou à la perte de certains privilèges” (voir par ex. Wullenkord, 2022).

 

Nous voyons les actuelles températures très très élevées, avec 50 °C enregistrés au Pakistan et plus de 47 °C en Inde d’un coté. Et, aussi d’autres impacts au Canada, en Australie, etc…


La France n’est pas en reste avec déjà des sécheresses dans plusieurs régions… 

—> Voir pour des détails sur les dégâts multilatéraux humains et environnementaux dans l’Atlas de l’Anthropocène (Gemenne, 2021; Gemenne et al., 2019).

🧠✴️ Comme l’exposait Spinoza, ce sont des affects communs qui peuvent nous conduire à des changements…

Comprendre que l’essentiel est le désir…
Et ce désir, Spinoza l’appelle le “conatus”, l’effort… pour persévérer dans son être.

Ce désir est un mouvement global de l’individu, c’est l’individu en entier… Entier de ces efforts pour exister.

Dès lors, une nouvelle dynamique de convergence passionnelle peut conduire à la formation de nouveaux affects communs, par adhésion affective, et activation de notre ”conatus” (voir aussi le concept de la “potentia multitudinis” de Matheron, 1969)⚙️

Cette force issue de cette action collective, Spinoza la nomme “imperium”…
“Ce droit que définit la puissance de la multitude, on l’appelle généralement imperium” (TP, II, 17).

Aussi, Gilles Deleuze, en exégète et amateur de Spinoza, rappelait en 1977 dans ses Dialogues avec Claire Parnet (2008: 76) :


“Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquent, est résistance, parce qu’elle n’abandonne pas. La joie en tant que puissance de vie, nous emmène dans des endroits où la tristesse ne nous mènerait jamais”.

 

Cet engouement pour ne pas perdre espoir, Noam Chomsky nous invite y également (Chomsky & Polychroniou, 2017: 308)…


–> “We have two choices. We can be pessimistic, give up, and help ensure that the worst will happen. Or we can be optimistic, grasp the opportunities that surely exist, and maybe help make the world a better place. Not much of a choice.”
–> “Nous avons deux choix. Nous pouvons être pessimistes, abandonner et aider à faire en sorte que le pire se produise. Ou nous pouvons être optimistes, saisir les opportunités qui existent sûrement et peut-être aider à rendre le monde meilleur.”

 

Nous avons notre rôle à jouer dans ce défi collectif, et dans la construction de cette expérience émotionnelle plus positive et plus activée.

#ClimateChange #AnotherWorldIsPossible

 

REFS :
– Chomsky, N., & Polychroniou, C. J. (2017). Optimism Over Despair: On Capitalism, Empire and Social Change (1er édition). Penguin Books Ltd.
– Deleuze, G., & Parnet, C. (2008). Dialogues [1977]. Flammarion.
– Gemenne, F. (2021). Géopolitique du climat: Les relations internationales dans un monde en surchauffe. Armand Colin.
– Gemenne, F., Rankovic, A., Zalasiewicz, J., & Latour, B. (2019). Atlas de l’anthropocène. Sciences Po.
– Matheron, A. (1969). Individu et communauté chez Spinoza. Les Editions de Minuit.
– Spinoza, B., & Pautrat, B. (2013). Traité politique. ALLIA.

Valérie Masson-Delmotte :
https://www.lsce.ipsl.fr/Phocea/Pisp/index.php?nom=valerie.masson

Commentaires :
Peut-on avoir la référence de l’étude sur les caractéristiques des climetosceptiques ?
–> Bonjour et merci Audric, tu pourras trouver cela dans l’article du CNRS en lien ou bien ces refs 😉👍
– Feygina, I., Jost, J. T., & Goldsmith, R. E. (2010). System Justification, the Denial of Global Warming, and the Possibility of “System-Sanctioned Change.” Personality and Social Psychology Bulletin, 36(3), 326–338.
– Jylhä, K. M., Cantal, C., Akrami, N., & Milfont, T. L. (2016). Denial of anthropogenic climate change: Social dominance orientation helps explain the conservative male effect in Brazil and Sweden. Personality and Individual Differences, 98, 184–187.
– Lamb, W. F., Mattioli, G., Levi, S., Roberts, J. T., Capstick, S., Creutzig, F., Minx, J. C., Müller-Hansen, F., Culhane, T., & Steinberger, J. K. (2020). Discourses of climate delay. Global Sustainability, 3, E17.
– McCright, A. M., & Dunlap, R. E. (2011). Cool dudes: The denial of climate change among conservative white males in the United States. Global Environmental Change, 21(4), 1163–1172.
– Milfont, T. L., Abrahamse, W., & MacDonald, E. A. (2021). Scepticism of anthropogenic climate change: Additional evidence for the role of system-justifying ideologies. Personality and Individual Differences, 168, 110237.
– Norgaard, K. M. (2019). Making sense of the spectrum of climate denial. Critical Policy Studies, 13(4), 437–441.
– Stoll-Kleemann, S., & O’Riordan, T. (2020). Revisiting the Psychology of Denial Concerning Low-Carbon Behaviors: From Moral Disengagement to Generating Social Change. Sustainability, 12(3), 935.
– Wagener, A. (2020). Internet contre Greta Thunberg: Une étude discursive et argumentative. Argumentation et Analyse du Discours, 25, Article 25.
– Wullenkord, M. C. (2022). From denial of facts to rationalization and avoidance: Ideology, needs, and gender predict the spectrum of climate denial. Personality and Individual Differences, 193, 111616.
– Wullenkord, M. C., & Reese, G. (2021). Avoidance, rationalization, and denial: Defensive self-protection in the face of climate change negatively predicts pro-environmental behavior. Journal of Environmental Psychology, 77, 101683.
–> Le pouvoir exige tout autant des corps enthousiastes
L’espoir est une lame tout aussi tranchante que la peur
Les livres d’histoire-géographie regorgent de précédents
Mettre la charrue du cosmocentrisme diffus avant les bœufs de la morale n’a jamais hâté la venue du Royaume de la véritable Joie
L’étude allemande utilisée pour appuyer votre pensée spinoziste n’est-elle pas en quelques sortes la démonstration de ce qu’elle semble dénoncer : une objectivation de l’autre
J’ai toujours été surpris de constater un certain lien entre les philosophes de la Joie et le tragique, voire le fatalisme
DHM

–> Bonjour et merci Philippe 👍🙏 vous dites “le pouvoir exige tout autant des corps enthousiastes”… et bien quel pouvoir ??

Oui, les institutions captent les affects collectifs pour en créer une “puissance de la multitude” (potentia multitudinis).

L’espoir, que je différencie de l’espérance transcendante, est une force immanente de résilience, mais surtout un formidable levier d’indignation (voir Matheron, 1969).

Ainsi, dans l’indignation, le conatus vient lutter contre les effets des passions tristes. Dès lors, pour persévérer dans son être, l’individu accumule suffisamment de puissance pour renverser la tristesse et en comprend mieux ses effets (la force de la raison et des connaissances chez Spinoza).

Aussi, l’objectivation est une démarche scientifique que je défends. Pour Spinoza, la puissance réflexive de notre pensée nous permet de nous observer et donc, de nous objectiver, se nous constituer en tant que personne.

Spinoza en bon matérialiste et adoptant une rigueur dans sa démarche de pensée ne comprendrait pas votre “fatalisme”, au contraire il défend la causalité des événements 😉☀️

Pour un réveil des consciences… 🌀✴️

 

⚙️ “Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world. Indeed, it’s the only thing that ever has.”🌀

🤔 “Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde? En fait c’est toujours ainsi que cela se produit” (attribué à Margaret Mead).


▶️ Suivons pour cela la pensée de Margaret Mead…
⚙️ Granovetter (1978), et sa théorie de la masse critique, expliquait déjà qu’une minorité “engagée” lorsqu’elle atteint une taille dite “critique”, peut franchir un point de basculement, et déclencher des changements de comportement plus rapides par acceptation (voir aussi Gladwell, 2002).

🧠 Damon Centola (2021), travaille aussi sur ce phénomène dit “tipping point”, et à partir de 25% pour un groupe (weak entrenchment), cela pourrait emporter l’adhésion et provoquer des changements (Centola et al., 2018).

Comment envisager de ne pas sombrer dans l’habitude et l’inaction qui résonne comme un quelconque fatalisme…?

🌀 Notre Humanité universelle doit redevenir une base pour nos actions et engagements… afin de réduire les impacts délétères sur nos semblables, l’environnement et le climat.

🧭 ⏳ Des processus contagieux et rapides pourraient insuffler des changements sociaux et technologiques indispensables.

 

“What time is it on the clock of the world?” (Grace L. Boggs)

💡“‘I can’t believe what you say,’ the song goes, ‘because I see what you do’” (Baldwin, 1998, p. 738).
“Je ne peux pas croire ce que vous dites”, dit la chanson, “parce que je vois ce que vous faites”…

 

Ainsi James A. Baldwin en penseur lumineux nous rappelait au pragmatisme… et à notre éveil des consciences 👍☀️

Grace Lee Boggs: "What time Is it on the Clock of the World?"
L’illustration est de Robin Markle, dont vous pouvez retrouver le travail ici :
–> Portrait de Grace Lee Boggs en 2015 pour ces 100 ans 👍😉
Named: Happy Birthday Grace Lee Boggs!
https://robinmarkle.tumblr.com/post/121866823076/happy-birthday-grace-lee-boggs-grace-is-turning
REFERENCES :

– Baldwin, J. (1998). James Baldwin: Collected essays. New York, NY: The Library of America.
– Centola, D. (2018). How behavior spreads: The science of complex contagions. Princeton University Press.
– Centola, D. (2021). Change: How to Make Big Things Happen. Little, Brown Spark.
– Gladwell, M. (2002). The Tipping Point: How Little Things Can Make a Big Difference (Reprint édition). Back Bay Books.
– Granovetter, M. (1978). Threshold Models of Collective Behavior. American Journal of Sociology, 83(6), 1420–1443.
– Mead, M. (1964). Continuities in Cultural Evolution. New Haven: Yale University Press.

✴️ Do you now have a dream? 🌐 #2022


« True compassion is more than flinging a coin to a beggar; it is not haphazard and superficial. It comes to see that an edifice which produces beggars needs restructuring. A true revolution of values will soon look uneasily on the glaring contrast of poverty and wealth. »

« La véritable charité ne consiste pas seulement à jeter une piécette à un mendiant : elle n’est ni superficielle ni laissée au hasard. Elle conduit à penser qu’un édifice social qui produit des mendiants a besoin d’être remodelé. Une véritable révolution dans le domaine des valeurs nous fera bientôt sentir mal à l’aise devant le spectacle éclatant que forme le contraste entre la pauvreté et la richesse. »

#IHaveADream#ClimateChange#OneHumanity
🌀💡 From M. L. King (1967). A Time to Break Silence
*** 4 April 1967, Riverside Church, New York City ***
–> Un temps pour rompre le silence, discours du 4 avril 1967.
I have a Dream
I have a Dream

 

Pensée Critique et Réseaux Sociaux 🌀 Critical Thinking 📚

#SocialNetwork 

✴️ A travers les réseaux sociaux, les penchants narcissiques sont bien souvent redoublés…

🌀 On retrouve des effets dits “chambre d’écho”, générés par ces “rooms” / “threads” ou autres fils, et qui cantonnent ceux qui n’y prêtent pas attention, dans un vase clos, aseptisé et à la convenance de leurs créateurs…

🧠 La littérature scientifique a souligné combien des personnes qui croient fermement aux “théories du complot” présentent un niveau de pensée analytique (le système 2, caractérisé comme plutôt lent, contrôlé et exigeant en ressources, Kahneman, 2011) moins développé (Douglas et al., 2017; Hornsey, 2020 ; Swami et al., 2014)… privilégiant une pensée plus automatique et perçue comme “intuitive” (voir aussi West & Bergstrom, 2021).

💡 La pratique de la métacognition (Houdé, 2020 ; Salovich & Rapp, 2021) et de la pensée critique offrent une ouverture vers la différence et la découverte… 👍🙏 et nous permettre de vivre intelligemment, raisonnablement, et avec empathie 😉☀️

⚙️ Cela invite aussi chacun à diminuer le pouvoir et l’influence de nos tendances psychiques égocentriques et “socio-centriques” (relativité culturelle et sociale : Bonney, 2018 ; Pennycook & Rand, 2019 ; van Prooijen, 2018 ; van Prooijen & Song, 2021).

💡 La pensée critique, #CriticalThinking, comme méthode, diffuse des processus et des principes qui facilite l’analyse, l’évaluation et l’amélioration de nos idées (Bailin & Siegel, 2003, Siegel, 2010).

🗝 Comme mode d’action dirigé par la prudence de la pensée (phronesis ou prudentia), elle pourrait nous préserver des conclusions hâtives non soutenues par des faits, des jugements suspendus malgré des preuves avérées, des raisonnements incontestables car purement idéologiques ou religieux, etc.

Un tel processus “complexe” (voir le triptyque Piaget – Simon – Morin), nous évite alors de penser de manière simpliste à des questions complexes, facilite la prise en compte, et de manière appropriée, des droits et des besoins des parties concernées.

–> Comment faire face à nos insuffisances individuelles cognitivo-émotionnelles ?

–> Que pensez-vous de créer collectivement des espaces transversaux de réflexion et de pensée qui nous fassent progresser et agir plus humainement, et de manière plus éclairée et bienveillante ?

▶️🧭 Je vous invite à regarder la vidéo avec Etienne Klein et Aurélien Barrau sur ce sujet, un très bon moment épistémique 👍😉
–> Science y croire encore, Les rencontres Livres en Marches 2021 #10 (05/12/21)

🧠⚙️ La pseudoscience promet des “réponses”, raison pour laquelle elle est si populaire…
La science nous donne, elle, des probabilités et des incertitudes, qui suggèrent qu’une réponse est meilleure qu’une autre, pour le moment…
Et un jour nous devrons peut-être changer d’avis 🧠♻️😉

#CriticalThinking #SCIENCE #ClimateChange

Science y croire encore – Les rencontres Livres en Marches 2021 #10 (05/12/21) : https://youtu.be/kfRufhEWqAE

Conférence avec Etienne Klein (philosophe des sciences & physicien) & Aurélien Barrau (astrophysicien & écologue.

REFERENCES :

– Bailin, S. & H. Siegel (2003). “Critical Thinking”. in: N. Blake, P. Smeyers, R. Smith & P. Standish (eds.). The Blackwell Guide to the Philosophy of Education, Malden: Blackwell, pp. 181-193.
– Bonney, K. M. (2018). Fake News with Real Consequences: The Effect of Cultural Identity on the Perception of Science. The American Biology Teacher, 80(9), 686–688.
– Douglas, K. M., Sutton, R. M., & Cichocka, A. (2017). The Psychology of Conspiracy Theories. Current Directions in Psychological Science, 26(6), 538–542.
– Hornsey, M. J. (2020). Why Facts Are Not Enough: Understanding and Managing the Motivated Rejection of Science. Current Directions in Psychological Science, 29(6), 583-591.
– Houdé, O. (2020). L’inhibition au service de l’intelligence: Penser contre soi-même. Presses Universitaires de France – PUF.

⁃ Kahneman, D. (2011) Thinking, Fast and Slow. New York: Farrar, Straus and Giroux.
⁃ Pennycook, G., & Rand, D. G. (2019). Who falls for fake news? The roles of bullshit receptivity, overclaiming, familiarity, and analytic thinking. Journal of Personality, 8(2), 185-200.
– Salovich, N. A., & Rapp, D. N. (2021). Misinformed and unaware? Metacognition and the influence of inaccurate information. Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 47(4), 608–624.
⁃ Siegel, H. (2010). Critical thinking. In International Encyclopedia of Education (pp. 141-145). Elsevier Ltd.
⁃ Swami, V., Voracek, M., Stieger, S., Tran, U. S., Furnham, A. (2014). Analytic thinking reduces belief in conspiracy theories. Cognition, 133, 572–585.
⁃ van Prooijen, J.-W. (2018). The Psychology of Conspiracy Theories. Routledge.
⁃ van Prooijen, J.-W., & Song, M. (2021). The cultural dimension of intergroup conspiracy theories. British Journal of Psychology, 112(2), 455–473.
– West, J. D., & Bergstrom, C. T. (2021). Misinformation in and about science. PNAS Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 118(5).

One Humanity ☀️ Un petit rayon de soleil dans nos oreilles 👌🏼🔆

#OneHumanity

☀️ Ce matin un petit rayon de soleil dans nos oreilles 👌🏼🔆

⚙️ Une explication extrêmement riche sur l’évolution génétique des populations, ce matin sur France Culture, par Lluis Quintana-Murci (#CNRS #CollegedeFrance et #InstitutPasteur) ☀️👍

🌀💡 Comprendre l’impact de notre environnement, le métissage avec Néandertal et tant d’autres par la suite :


“Les humains ne sont qu’une gradation de diversité génétique. Les races existeraient si les types humains étaient complètement différents, mais il n’y a pas de rupture entre humains comme entre un berger allemand et un caniche. Il y a plus de différence génétique entre deux personnes prises en hasard dans la population générale qu’entre un Français et un Sénégalais. Les plus grandes différences génétiques sont entre individus, pas entre populations, ce qui démonte l’idée d’existence biologique des races”.

“La découverte du génome a permis de savoir à quel point nous sommes métissés : en Europe, nous sommes métissés d’au moins quatre peuples différents. Cela fait peu de temps que nous savons que notre espèce, homo sapiens, s’est métissée avec les Néandertal”.

✴️ Et aussi un grand coup de pied dans le nauséabond pseudo « Grand Remplacement »…

“Le remplacement, le métissage, existent depuis qu’on existe comme espèce. Je vous rappelle qu’on est tous métissés. Cela veut dire qu’il n’y a pas de population pure”.

 

Un peu plus de science et de faits, et moins d’opinions quoi 😉👌🏼
Un régal à retrouver dans son dernier livre que je vais m’empresser de lire 📖📚

🤔📚 Cela me rappelle d’ailleurs le livre d’Evelyne HEYER (2020), professeur en anthropologie génétique…

🌀 Elle y expose des années de recherche individuelle et collective sur l’étude des composantes, variations et formes d’expression sociale des gènes humains, et aussi l’impact de nos comportements sur notre expression génétique.

✅ Elle s’appuie pour cela sur une littérature très vaste et trans-disciplinaire (linguistique, musicologie, épigénétique, archéologie, ethnologie, histoire démographique, etc.) 🙏💡

✅ 🧭 Elle propose par ailleurs de dépasser le clivage nature et culture (nurture / nature) en expliquant comment l’Homme, en tant qu’animal social, s’est développé en s’adaptant à son environnement et aux interactions sociales.

 

“Grâce à l’ADN (…) nous savons sans conteste que notre origine est africaine, que nous sommes identiques à 99,9 % et qu’il existe peu de différences génétiques liées à notre origine géographique” (Heyer, 2020, p. 297).

 

#CulturalBlending #HumanGenetics #OnePlanet

Scientifiques regardant un modèle ADN. ©AFP - Adam Gault
Génétique, métissage et pathogènes, du Néandertal au Covid-19. Avec Lluis Quintana Murci

🌀 Pourquoi s’intéresser à l’Intelligence Émotionnelle (IE) ?

#intelligenceémotionnelle

🌀 Pourquoi s’intéresser à l’Intelligence Émotionnelle (IE) ?

Les recherches récentes confirment que les expressions affectives et émotionnelles influencent les émotions, la cognition et les comportements d’autrui, et favorisent l’affiliation ou au contraire une certaine distanciation (Ashkanasy & Dorris, 2017; Kashima et al., 2020).

⚙️ Un tournant vers plus de “sensible”, “émotionnel” ou “affectif” (Clough et Halley, 2007) s’est opéré dans les sciences humaines et sociales depuis quelques dizaines d’années.
–> Il est régulièrement qualifié de “révolution affective” (Sander & Scherer, 2019) dans les années 80, succédant à une autre “révolution”, dite “cognitive”, dans les années 60 (Haidt, 2007).

☀️ Récemment, Dukes et al. (2021) dans leur article “The Rise of Affectivism” ont ainsi questionné “l’impact de plus en plus reconnu des phénomènes affectifs a-t-il inauguré une nouvelle ère, l’ère de l’affectivisme ?”

Ils expliquent ainsi que de nombreux domaines de recherche et de pratique incluent depuis peu une compréhension affective dans leurs analyses et actions.
• Les chercheurs en droit prennent plus en considération le rôle des processus affectifs dans les prises de décisions juridiques, et reconnaissent que les lois et les règles juridiques reflètent et créent des “scripts culturels” sur la façon dont les gens doivent “sentir” et se sentir.
• Dans la recherche en éducation, les liens entre le bien-être et l’éducation sont de plus en plus confirmés, ce qui entraîne des changements de politique éducative, et l’augmentation continue du nombre de programmes d’apprentissage socio-émotionnel.
• En ce qui concerne le changement climatique, les chercheurs ont compris l’importance des processus affectifs pour signaler l’urgence de la situation, et pour s’engager dans des actions correctives collectives, à la fois pour les citoyens privés, les organisations gouvernementales et non-gouvernementales.

“S’il reviendra in fine aux historiens des sciences de déterminer si une nouvelle ère s’est ouverte ou non, compte tenu de l’impact indéniable des sciences affectives sur nos modèles de cerveau, de pensée et de comportement, il semble pertinent de se demander aujourd’hui si nous sommes à l’ère de l’affectivisme” (Dukes et al., 2021, p. 819).

💡 Notre proposition (Dickason et al., 2021) sur l’histoire de l’IE dans le domaine du travail, apporte une certaine part d’éclairage, et montre combien l’intelligence “affective” est présente depuis le début du 18ème siècle dans les arts.
⚙️ Aussi, les recherches scientifiques naissantes sur les affects, les émotions provenaient de Pierre Nicolas Gerdy, Charles Darwin, William James, Arthur d’Anglemont, Frédéric Paulhan, ou Frédéric Rauh, entre autres…⏳ Spinoza (1677) déjà avait montré combien l’émotion peut être comprise à la fois comme cognitive et corporelle, et que les affects sont fondamentalement liés au “conatus” 🧠

Les “scripts” culturels sont ces valeurs et normes internes sur lesquels notre façon d’agir (parler, se comporter) se base, dans des situations spécifiques, et qui sont forgés principalement par notre environnement socio-culturel.

Dans des situations qui nous paraissent familières, nous ne réfléchissons pas souvent trop à la façon de nous comporter.

🧠 Nous sommes alors plutôt en “pilote automatique” (certains neuroscientifiques parlent de codage-prédiction-catégorisation des expériences sensorielles, affectives et physiques passées), et nous comportons selon ce script inconscient qui nous guide.

⚙️ Voir l’ouvrage de 1994 d’Anna Wierzbicka et les autres aussi 👍😉
Pour comprendre les fondements de nos “émotions” et la manière dont elles sont exprimées et vécues dans différentes cultures, langues et relations sociales, elle apporte des éclairages psychologiques, anthropologiques et linguistiques.

#EmotionalIntelligence #HistoryofEI #Affect

Family Tree of Emotional Intelligence - DHM 2021
Family Tree of Emotional Intelligence – DHM 2021

On n’est jamais loin de la manipulation, de l’illusion ou de la prestidigitation
Les émotions nous égarent, comme qui disait
Du reste, jongler avec des flots d’émotions pures est l’arme de prédilection des rhéteurs
L’intelligence émotionnelle, ce concept utilitariste de l’intelligence humaine, est vieille comme le monde
Elle sert entre autres choses à produire un effet de sidération chez l’auditoire et a la fâcheuse tendance à suspendre non seulement l’incrédulité mais surtout le jugement critique, au seul bénéfice de l’émotion
Des effets dissipatifs qui produiront comme une perte d’informations et paradoxalement, l’apparence d’avoir tout saisi
Alors, la cognition dans tout Ça…
Le plus curieux c’est que nous en voyons des exemples tous les jours depuis quelques temps sans pour autant que les observateurs en trouvent la moindre corrélation
« Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger »
De Jane Austen
– Raison et sentiment –
Sometimes…

REPONSE :

Merci Philippe 👍🙏 J’abonde sur la citation de Jane Austen car l’adage socratique “connais-toi toi-même” reste un préalable ☀️ Une branche des habiletés propre à l’IE est la régulation de ses propres émotions 🧠

💡 En effet, une personne “émotionnellement stable” est évoquée dans la Bhagavadgītā (sanskrit) il y a peut-être 5 000 ans, aussi les bases émotionnelles de l’apprentissage sont évoquées par Platon il y a 2 000 ans ⚙️

Il y aurait beaucoup à dire sur votre message.
Pour l’IE comme concept “utilitariste”… ça se discute mais la notion de bienveillance et de bien-être pour soi et les autres était importante pour John D. Mayer et Peter Salovey, les deux principaux initiateurs scientifiques en 1990. Ils envisageaient initialement le développement de l’IE dans l’éducation.

L’IE n’est pas corrélé à des traits type narcissisme, psychopathie ou machiavélisme (dark triad, voir revues et méta-analyses : Miao et al., 2019 ; Michels & Schulze, 2021).
L’idée que vous semblez suggérer n’est pas du même ordre mais il faudrait plusieurs heures pour en discuter 😉

REFERENCES :

  • Ashkanasy, N. M., & Dorris, A. D. (2017). Emotions in the Workplace. Annual Review of Organizational Psychology and Organizational Behavior, 4(1), 67–90.
  • Clough, P. T., & Halley, J. (Eds.). (2007). The Affective Turn: Theorizing the Social. Duke University Press.
  • Dickason, R., Ashkanasy, N. M., & Hampton-Musseau, D. (2021). A History of Emotional Intelligence in Work Settings. Academy of Management Proceedings, 2021(1), 12470. https://doi.org/10.5465/AMBPP.2021.12470abstract
  • Dukes, D., Abrams, K., Adolphs, R., Ahmed, M. E., Beatty, A., Berridge, K. C., Broomhall, S., Brosch, T., Campos, J. J., Clay, Z., Clément, F., Cunningham, W. A., Damasio, A., Damasio, H., D’Arms, J., Davidson, J. W., de Gelder, B., Deonna, J., de Sousa, R., Ekman, P., … Sander, D. (2021). The rise of affectivism. Nature human behaviour, 5(7), 816–820.
  • Haidt, J. (2007). The New Synthesis in Moral Psychology. Science, 316(5827), 998–1002.
  • Kashima, Y., Coman, A., Pauketat, J. V. T., & Yzerbyt, V. (2020). Emotion in Cultural Dynamics. Emotion Review, 12(2), 48–64.
  • Kirmayer, L. J., Worthman, C. M., Kitayama, S., Lemelson, R., & Cummings, C. A. (Eds.). (2020). Culture, Mind, and Brain: Emerging Concepts, Models, and Applications (1st edition). Cambridge University Press.
  • Sander, D., & Scherer, K. (Eds.). (2019). Traité de psychologie des émotions. Le Hall du Livre. Dunod.
  • Spinoza, B. de (1677)[Curley, E. M.] (1994). A Spinoza reader: The Ethics and other works. Princeton University Press.
  • Spinoza, B. de (1677)[Pautrat, B., 2010]. Éthique. coll. Points. Paris. Seuil.
  • Wierzbicka, A. (1994). Emotion, language, and cultural scripts. In Emotion and culture: Empirical studies of mutual influence (pp. 133–196). American Psychological Association.
  • Wierzbicka, A. (1999). Emotions across languages and cultures: Diversity and universals. Cambridge University Press ; Editions de la Maison des sciences de l’homme.

Une histoire de l’Intelligence Émotionnelle dans les situations de travail – A History of Emotional Intelligence in Work Settings

🌀 L’Intelligence Émotionnelle (IE), est un ensemble d’habilités, qui peut aider à traverser des moments fortement émotionnels, ou dans un espace circonscrit par des expériences de vie chargées affectivement. 

💡 Il s’agit notamment de faire face au stress, de maintenir sa motivation au fil du temps, d’établir et de maintenir des relations étroites, ou de s’adapter à des situations en évolution rapide avec des demandes sociales changeantes (Joseph et Newman 2010; Mayer et al., 2016).
✅ A travers une revue historique, mes co-auteurs et moi-même (Rebecca DickasonNeal M. Ashkanasy & David HAMPTON-MUSSEAU, 2021) explorons les origines de l’IE, le contexte théorique double lié à la recherche sur l’émotion et l’intelligence générale, les premiers instruments d’auto-évaluation, l’émergence du modèle des habiletés de l’IE, et l’identification de trois “courants” distincts de recherche en IE.⚙️ Cela nous permet ainsi de dessiner une feuille de route pour l’avenir mais aussi d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche, nécessaires avec les temps difficiles auxquels nous sommes tous inégalement confrontés.✴️ Nous avons l’immense plaisir de présenter nos travaux lors de la conférence internationale Academy of Management 2021 pour une session asynchrone, à partir de ce vendredi 30 juillet 2021.

https://journals.aom.org/doi/abs/10.5465/AMBPP.2021.12470abstract

⏳ Alors que les traces du terme “Intelligence émotionnelle” peuvent être remontées assez loin dans le temps, elle n’existe que depuis 1990 dans son incarnation scientifique moderne. Aussi, les premières références au terme d’intelligence « émotionnelle » (ou « affective ») sont dans des domaines littéraires ou artistiques.

▶️ Par exemple, la romancière britannique Jane Austen (1775-1817), en est une initiatrice, à travers son usage et traitement des affects et des émotions, en lien avec l’intelligence.
Elle a même développé une sorte de modèle d’auto-compréhension plus “humainement crédible”, qui “exige de l’imagination, implique l’entraînement de l’émotion, et implique d’adopter et de modifier une position sociale” (Eldridge, 2019).

🧠 Les pistes que nous proposons proviennent en partie des recherches récentes en neurosciences, mais aussi par des chercheurs adoptant une vision pluridisciplinaire, soutenant plus de transversalité des sciences dites “exactes” vers les sciences humaines et sociales et vice-versa.
Ces collaborations académiques augurent d’une meilleure compréhension de nos affects, en particulier, par des différences ontologiques et épistémologiques.

✅ Des habiletés de granularité émotionnelle (capacité à différencier la spécificité de ses émotions par-delà le simple “plaisir-déplaisir”, Barrett, 2018), par exemple, ou de régulation émotionnelle effective font donc partie intégrante de l’IE.

–> English version below

🌀 Emotional Intelligence (EI) is a set of abilities that can help go through intensely emotional moments or in an emotionally charged space limited by life experiences.

💡 EI includes coping with stress, maintaining motivation over time, establishing and maintaining close relationships, or adapting to rapidly changing situations with changing social demands (Joseph and Newman 2010; Mayer et al. 2016).

✅ Through a historical review, my co-authors and I (Rebecca DickasonNeal M. Ashkanasy & David HAMPTON-MUSSEAU, 2021) explore the origins of EI, the dual theoretical context linked to research on emotion and general intelligence, the first self-assessment instruments, the emergence of the EI ability-model, and the identification of three distinct “streams” of EI research.

⚙️ We, thus, draw a roadmap for the future and open up new avenues of research, essential with the difficult times we are all unequally facing.

✴️ We are so grateful to present our work at the Academy of Management 2021 international conference for an asynchronous session, starting this Friday, July 30, 2021.

#AOM2021

https://2021.aom.org/meetings/virtual/F2vM596dBBxQ2gzTX

Université Toulouse 1 Capitole
Toulouse School of Management
CNRS – Centre national de la recherche scientifique

#intelligenceémotionnelle #history #neurosciences #AOM2021

🧠 The avenues we propose come partly from recent neuroscience research and researchers adopting a multidisciplinary vision, supporting more transversality from the so-called “exact” sciences towards the human and social sciences and vice versa.
Those academic collaborations augur a better understanding of our affects, in particular, through different ontological and epistemological approaches.

✅ Emotional granularity (ability to differentiate the specificity of one’s emotions beyond simple “pleasure-displeasure,” Barrett, 2018), for example, or effective emotional regulation, are therefore an integral part of EI.

REFS :
  • Barrett, L. F. (2018). How Emotions Are Made: The Secret Life of the Brain (6th ed.). Pan Books.
  • Dickason, R., Ashkanasy, N. M., & Hampton-Musseau, D. (2021). A History of Emotional Intelligence in Work Settings. Academy of Management Proceedings, 2021(1), 12470. https://doi.org/10/gmdgvh
  • Eldridge, R. (2019, March 6). Philosopher Richard Eldridge on Imagination, Emotion, and Social Stance in Jane Austen’s Emma. Swarthmore. retrieved on https://www.swarthmore.edu/news-events/philosopher-richard-eldridge-imagination-emotion-and-social-stance-jane-austens-emma
  • Joseph, D. L., & Newman, D. A. (2010). Emotional intelligence: An integrative meta-analysis and cascading model. Journal of Applied Psychology, 95(1), 54–78.
  • Mayer, J. D., Caruso, D. R., & Salovey, P. (2016). The Ability Model of Emotional Intelligence: Principles and Updates. Emotion Review, 8(4), 290–300.

Intelligence Émotionnelle – Le Grand Débat (suite) – Article Dasborough et al. (2021)

#Emotion

🌀 Laissez-moi vous parler d’un article récent de Marie Dasborough et ses collègues (2021) qui vient comme une suite dans le débat scientifique en cours sur l’Intelligence Émotionnelle (IE).
–> Continuing “The Great EI Debate”

✴️ Ce débat controversé avait commencé dès le début du développement de l’IE, dans les années 1990 (Davies et al., 1998).

✅ En réponse à Edwin Locke et Frank Landy, en 2005, Catherine Daus et Neal Ashkanasy avaient écrit deux articles pour expliciter de manière plus transversale les avancées singulières de la recherche sur le cerveau, la cognition, et les émotions et les applications propres au champ de l’IE.

✴️ En 2009, Marie DasboroughNeal M. Ashkanasy et John Antonakis ont aussi longuement discuté leurs approches épistémologique et ontologique, sur l’intérêt de l’IE dans le domaine du leadership, et des sciences organisationnelles en général.

✅ Marie Dasborough et ses co-auteurs (2021) en arrivent à des points d’accord, dont l’intérêt de l’étude des émotions. Les deux parties trouvent utile aussi d’évaluer les éléments du processus émotionnel : la perception, la compréhension, la régulations et l’affichage. Ainsi, le modèle en cascade des émotions (Elfenbein & MacCann, 2017 ; Joseph & Newman, 2010) et d’autres modèles de processus liés aux émotions au travail (Zapf, Kern, Tschan, Holman, & Semmer, 2021) offrent des perspectives probantes de recherche.

🤔 Par ailleurs, des problèmes de validité significatifs existent et sèment la confusion avec deux mesures d’auto-évaluation très populaires : le Bar‐On EQi (Bar‐On & Parker, 2000) et l’instrument développé par Schutte et al. (1998)⚙️

🌐 Ils conviennent donc de la nécessité d’une recherche rigoureuse, et dans la crise scientifique actuelle (de reproducibilité de la science – “replication crisis” ; Berkman & Wilson, 2021 ; Cronin, Stouten & van Knippenberg, 2021 ; Eronen et Bringmann, 2021 ; Shrout et Rogers, 2018 ; Tourish, 2019) les problèmes identifiés pour l’IE ne sont pas propres à son étude, ils doivent permettre d’éclairer la recherche pour de nombreux autres concepts, dans un environnement bien plus large.

🧠 J’ajouterai que les avancées en neurosciences très récentes permettent de comprendre certains aspects essentiels de notre cerveau, comme organe prédictif (inférences bayésiennes : Clark, 2016 ; Friston et al., 2017 ; Smith, Badcock & Friston, 2021) en recherche de l’équilibre (homéostasie), par des perceptions fines internes et externes…

💡 Ainsi notre cerveau est capable de catégoriser les modèles d’expériences sensorielles et socio-culturelles (Hoemann et al., 2020).

🌀 Notre cerveau prédictif est notre plus bel atout et notre plus belle faiblesse…

#EmotionIntelligence #Debate #Affects #intelligenceémotionnelle #neurosciences

Brain
Brain – EI
REFS :
  • Antonakis, J., Ashkanasy, N. M., & Dasborough, M. T. (2009). Does leadership need emotional intelligence? The Leadership Quarterly, 20(2), 247–261.
  • Ashkanasy, N. M., & Daus, C. S. (2005). Rumors of the death of emotional intelligence in organizational behavior are vastly exaggerated. Journal of Organizational Behavior, 26(4), 441–452.
  • Bar-On, R., & Parker, J. D. A. (Eds.). (2000). The handbook of emotional intelligence: Theory, development, assessment, and application at home, school, and in the workplace. Jossey-Bass.
  • Berkman, E. T., & Wilson, S. M. (2021). So Useful as a Good Theory? The Practicality Crisis in (Social) Psychological Theory. Perspectives on Psychological Science, 1745691620969650.
  • Clark A. (2013). Whatever next? Predictive brains, situated agents, and the future of cognitive science, Behavioral and Brain Sciences, 36 (03) 181-204.
  • Clark, A. (2016). Surfing uncertainty: Prediction, action, and the embodied mind. Oxford, England: Oxford University Press.
  • Cronin, M. A., Stouten, J., & van Knippenberg, D. (2021). The theory crisis in management research: Solving the right problem. Academy of Management Review.
  • Dasborough, M. T., Ashkanasy, N. M., Humphrey, R. H., Harms, P. D., Credé, M., & Wood, D. (2021). Does leadership still not need emotional intelligence? Continuing “The Great EI Debate.” The Leadership Quarterly, 101539.
  • Daus, C. S., & Ashkanasy, N. M. (2005). The case for the ability-based model of emotional intelligence in organizational behavior. Journal of Organizational Behavior, 26(4), 453–466.
  • Davies, M., Stankov, L., & Roberts, R. D. (1998). Emotional intelligence: In search of an elusive construct. Journal of Personality and Social Psychology, 75(4), 989–1015.
  • Elfenbein, H. A., & MacCann, C. (2017). A closer look at ability emotional intelligence (EI): What are its component parts, and how do they relate to each other? Social and Personality Psychology Compass, 11(7), e12324.
  • Eronen, M. I., & Bringmann, L. F. (2021). The Theory Crisis in Psychology: How to Move Forward. Perspectives on Psychological Science, 16(4), 779–788.
  • Hoemann, K., Wu, R., LoBue, V., Oakes, L. M., Xu, F., & Barrett, L. F. (2020). Developing an Understanding of Emotion Categories: Lessons from Objects. Trends in Cognitive Sciences, 24(1), 39–51.
  • Joseph, D. L., & Newman, D. A. (2010). Emotional intelligence: An integrative meta-analysis and cascading model. Journal of Applied Psychology, 95(1), 54–78.
  • Schutte, N. S., Malouff, J. M., Hall, L. E., Haggerty, D. J., Cooper, J. T., Golden, C. J., & Dornheim, L. (1998). Development and validation of a measure of emotional intelligence. Personality and Individual Differences, 25(2), 167–177.
  • Shrout, P. E., & Rodgers, J. L. (2018). Psychology, Science, and Knowledge Construction: Broadening Perspectives from the Replication Crisis. Annual Review of Psychology, 69(1), 487–510.
  • Smith, R., Badcock, P., & Friston, K. J. (2021). Recent advances in the application of predictive coding and active inference models within clinical neuroscience. Psychiatry and Clinical Neurosciences, 75(1), 3–13.
  • Tourish, D. (2019). Management Studies in Crisis: Fraud, Deception and Meaningless Research. Cambridge University Press.
  • Zapf, D., Kern, M., Tschan, F., Holman, D., & Semmer, N. K. (2021). Emotion Work: A Work Psychology Perspective. Annual Review of Organizational Psychology and Organizational Behavior, 8, 139–172.